L’amour sans soumission à l’autre, serait une bénédiction pour les relations de couple !

A tous ceux qui se lamentent sur leur couple en souffrance, j’aimerais faire part d’un point de vue basé en partie sur mon expérience, mais aussi sur de nombreuses observations de couples en difficultés. La vie et mes lectures m’auront effectivement appris que  « les relations saines n’arrivent pas par hasard, mais par choix ».

En cela, contrairement aux schémas classiques de l’organisation conjugale préconisée par la « bonne société » et compte tenu de l’évolution des mentalités, l’ « amour sans attaches » serait vraiment réalisable avec un minimum de formation, voire salutaire pour la survie des couples. Il ne s’agit pas d’abandonner les principes de notre « bonne éducation », mais plutôt de changer nos attentes par rapport à ce que nous voulons de la relation.

Peu importe la forme de notre spiritualité ou le sens de notre évolution, il est prouvé depuis longtemps que les relations de couple mettent notre « côté obscur » à l’épreuve et soulignent inconsciemment le travail que nous devons faire pour surmonter nos blessures passées.

Le détachement préconisé en amour ne consistera donc pas à négliger, à tromper ou à abandonner la personne, ni même l’amour qui a nourri le couple, mais de rester libre de toute attente ou résultat final prédéterminé que beaucoup utilisent pour condamner ou non une « bonne relation » ou un « bon couple » ;  car il existerait bien un modèle tacite pour les relations, que nous devrions tous suivre pour construire notre couple ! Nous nous rencontrons, nous nous embrassons, nous parlons, nous passons de plus en plus de temps ensemble, nous disons je t’aime, nous présentons nos familles respectives, nous emménageons et puis nous finissons par nous marier.

Pour travailler l’amour sans attaches ni soumissions, si c’est ce que nous visons, nous devons d’abord travailler sur nous-mêmes, sur nos comportements et valeurs respectives et sur nos déclencheurs d’émotions. Pourtant le réflexe instinctif, lié à nos peurs, est de limiter à la norme le type d’amour dans lequel nous nous engageons.

Aimer dans une relation basée sur le détachement ne signifie pas que ce que l’autre fait ne nous intéresse pas, ou qu’il ne nous blessera jamais, mais cela signifie que nous l’aimons suffisamment pour simplement laisser la relation suivre son cours en s’aidant mutuellement.

Quand nous pouvons changer le devenir traditionnel du couple par nos propres attentes, nos expériences de vie peuvent changer, se libérer et s’enrichir mutuellement.

Alors nous entrons dans une nouvelle relation conjugale, sans aucune pensée idéalisée pour son devenir, en se donnant l’opportunité de développer naturellement cette union, au lieu de la forcer à être contenue dans des limites prédéterminées utilisées usuellement pour définir les marques d’amour dans le couple.

L’amour sans attaches signifie alors que je t’aime pour la personne que tu es; et que je veux profiter au maximum de la vie « avec » toi (et non « de » toi!) parce que nous ne savons pas de quoi sera fait demain et qu’il n’y a pas de temps à perdre.

En vérité, aimer sans attaches n’est pas facile !

Pour aimer quelqu’un de cette façon, nous devons d’abord bien nous connaitre (et en cela le « profiling moderne » de type Arc En Ciel DISC que je préconise, peut être d’un grand secours avant coaching), mais surtout identifier et parler de nos blessures; nos peurs de l’abandon du rejet ou du « défaut », du besoin de protection ou d’affection (voire de la dose de sexe indispensable à chacun), et de tout ce par quoi nous avons été conditionnés depuis notre naissance, concernant cette facette sentimentale de notre « chemin de vie » ; à chercher ou attendre la « bonne » relation.

Un travail sur soi en « développement personnel » nous apparaît alors urgent (malheureusement trop tard en général, car vers la quarantaine et/ou après les premiers échecs). Il s’avère donc de plus en plus indispensable parallèlement à nos études (plutôt que de se bourrer la tête de connaissances privilégiant la seule future carrière), pour se préparer à notre première union (fatale ou prometteuse), et surtout bien avant de concevoir un premier enfant.

ll deviendra alors plus facile de naviguer dans le détachement  en respectant le voyage de notre partenaire autant que le nôtre.

Mais à quand une formation psychologique favorable à « la vie de couple puis de famille sans attache », de la part de nos parents comme au niveau de nos « universités » ? Afin d’enrayer cette avalanche de mariages défaits, de familles détruites, d’enfants malheureux  et de couples homos, qui ne le seraient pas forcément devenus si leur perception de la vie ancestrale de couple hétéro avait été plus encourageante pour eux.

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