Nabil Berrada, fondateur du cabinet de coaching “athanour”, Un coach confirmé et passionné

Homme de communication reconverti au coaching, Nabil Berrada donne l’impression d’être né pour devenir coach. Doté d’un sens de l’écoute inné, d’une patience et d’une « zénitude » à toute épreuve, il se dévoue, avec passion, à un métier qu’il érige en sacerdoce.

Comme un poisson dans son bocalÀ 50 ans, Nabil Berrada, père de deux enfants, est comme un poisson dans l’eau dans lemonde du coaching. Un univers auquel il a accédé il y a à peine 4 ans, comme une sorte d’aboutissement après une longue quête de soi avec pour arme infaillible, une foi inébranlable en l’Homme et en ses capacités.

Mais avant, et pendant 28 ans, Nabil a évolué, non sans bonheur, dans le monde de l’entreprise. 28 bonnes années pendant lesquelles il a baigné dans la sphère du marketing et du commercial dans une dizaine d’entreprises après une formation en communication.
Néanmoins, entre les études et le travail en entreprise, il y eut «une parenthèse heureuse» qu’il a vécue dans sa vie et qui était déterminante pour sa carrière.
« C’était une période importante dans ma vie dans la mesure où, en tant que professionnel de la communication, j’ai eu la chance de travailler au magazine Maroc
Hebdo avec une équipe engagée et de vivre le journalisme et la communication de l’intérieur d’un journal », se souvient l’homme. Il se rappelle également de la lourdeur de la tâche et du rythme infernal du travail.

Aujourd’hui, avec du recul, il n’en garde que de bons souvenirs. C’est grâce à ce passage dans la planète journalisme qu’il a appris à connaître les journalistes, qui deviendront par la suite des alliés et des partenaires incontournables quand il passera de l’autre côté pour faire de la communication d’entreprise. C’est également là qu’il a côtoyé des hommes politiques et vu de près comment les gens parvenaient à gérer leurs images et surtout comment ils arrivaient, ou non, à exprimer leur authenticité. Des enseignements qui serviront, plus tard, à l’homme de communication qu’il deviendra et qui lui feront ériger la phrase, « J’incarne ce que je suis » , en véritable crédo.

HUMANISTE CONVAINCU

Après 28 ans de service, l’entreprise n’avait plus de secret pour lui, ou presque.Il y avait passé suffisamment de temps pour constater que le développement du potentiel humain est souvent sacrifié sur l’autel de la performance court-termiste, alors qu’il en est le gage de pérennité.

Il était temps pour cet humaniste convaincu de mettre ses compétences au service des entreprises et diverses organisations en créant sa propre boîte, baptisée « Athanour », qui renvoit au mot « athanor » lui-même dérivé de l’arabe « al-tanour » qui signifie fourneau d’alchimiste qui transforme.

« Je pars de deux constats; le premier, c’est que le potentiel humain est une ressource qui peut surprendre positivement quand il est bien développé. Le second, c’est que les souffrances, apparentes ou latentes, dans l’entreprise ont des conséquences désastreuses sur l’entreprise, la personne ainsi que tout son entourage », explique-t-il pour sa démarche.

Pleinement impliqué dans sa nouvelle orientation, il s’attelle avec passion à la tâche. Entre philosophie et spiritualité, Nabil Berrada tente par tous les moyens d’aider ses clients à trouver un sens à leur vie. Déjà prédisposé, de par son sens inné de l’écoute,
sa patience et sa « zénitude », notre coach a dû se professionnaliser en effectuant une formation avec moult travaux de recherche à la clé.

Aujourd’hui, il est certifié en analyse transactionnelle ainsi que depuis peu dans la maîtrise de la « Méthode DISC Arc-en-Ciel » , et est en train de finaliser une formation de professeur de yoga. Tout cela pour avoir le plaisir d’accompagner des personnes en souffrance dans leur travail et de les aider à retrouver le plaisir de travailler.
« Si, in fine, j’arrive à accompagner les gens pour atteindre cet état, là, je crois que ma vie aura plus de sens », affirme-t-il.

L’HUMILITÉ COMME VERTU

En étant en contact avec des clients, aussi complexes que variés, notre homme a compris qu’on ne peut enfermer l’être humain dans un modèle ni dans une recette. L’humilité est donc de mise. «Le coach n’est pas un gourou», dit-il. «Il ne détient pas la vérité absolue. C’est un miroir, qui, pour être bon, doit être le plus propre possible. Le coach est la première personne qui doit constamment travailler sur elle-même. Il doit
accepter les gens et les respecter dans leur fragilité». Pour cela, il doit constamment remettre en cause ses croyances.

Pour le moment, Nabil Berrada croit fortement à sa mission de coach et aspire à monter en puissance dans ce qu’il fait. Dans un futur proche, il espère coacher les hommes politiques pour en faire des leaders à part entière. En attendant, il continue à s’ouvrir sur toutes les approches, dont celles spirituelles, qui sont de nature à aider les autres, à retrouver le désir d’être et de collaborer.

MAROC HEBDO 1090 I du 24 au 30 octobre 2014. avec autorisation de reproduction donnée par Nabil BERRRADA lui-même.

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